Archives pour la catégorie Récits vidéo-ludiques

De petits récits prenant place dans l’univers de jeux vidéo

[PayDay] Jour de paie atomique

L’hélico venait de nous déposer. Pas très discrète comme approche mais c’était pas le but de toute façon. On était bien équipés : armures tactiques lourdes, chargeurs pleins et fusils automatiques mais c’était juste suffisant pour faire face à ce qui nous attendait sur place. Arrivés par le toit, on reçut les premiers tirs à peine le pied posé par terre. Deux tyroliennes étaient déjà en place pour faciliter notre descente. Kap est parti devant, comme d’habitude, tirant juste ce qu’il faut pour dégommer quelques soldats. Oui, j’ai bien dit soldats. L’entrepôt en question était gardé par des militaires. Cet enfoiré de Vlad, nous avait refilé un contrat censé être sans problème. Voilà qu’on se met à dos l’armée fédérale ! J’avoue y avoir été avec moins de pincettes que Kap pendant la descente. Mitrailleuse P90 en mode automatique, j’ai tiré un peu au hasard. Moins de victimes mais plus de gars qui se planquent. Ça nous a laissé quelques secondes de répit en touchant le sol.

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Le grand theft auto alla Payday

Tout est parti d’un coup de fil de Bane. Je sais pas qui c’est et je l’ai jamais vu. Il doit connaitre un type qui connait un type qui nous connait mais il nous trouve des boulots sympa et bien payés. J’en demande pas plus. Bref ce type nous appelle. Il a un client qui voudrait récupérer de belles bagnoles de collec, genre bien chères avec intérieur cuir. Comme par hasard, un nouveau concessionnaire vient d’ouvrir dans l’est de la ville, juste au-dessus d’un vieux tronçon de voie express souterraine. Vous voyez le truc venir ? Le plan de Bane est simple et efficace. On entre, on chope les clés, on fait péter le bitume et on se casse par le souterrain jusqu’aux docks où on livre ces perles motorisées. Easy peasy comme on dit. C’est Kap qui se charge de l’organisation. Il a déjà repéré les lieux. Sam a proposé d’y aller cash, faire tout péter et se barrer en vitesse. L’excité de la gâchette s’est fait remettre en place vite fait. Il sait y faire le Kap pour ça. On va donc se la jouer discret avec silencieux et crochetage à l’ancienne, en espérant que les gardes ne fassent pas trop de zèle.

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Rome : total war – Bellum Quinctium, livre I

Quand j’ai acheté Rome : Total War il y a quelques mois, je ne pensais pas que je serai autant pris. J’ai d’ailleurs mis longtemps avant de l’installer et d’y jouer. La carte est vaste, les options sont nombreuses, il faut jouer d’alliances, de stratégies, protéger ses arrières et gérer sa famille. Commencer de rien et devoir conquérir le monde, voilà un objectif intéressant, d’autant que c’est une période historique qui me plait beaucoup. Le problème c’est qu’il n’y a aucun moyen de retracer son aventure, les grandes batailles, le nom des grands personnages de sa famille devenus consul ou général étoilé, bref il manque une partie mémorielle que j’ai donc voulu faire, à ma manière. J’espère que vous vous plairez à suivre l’histoire de la famille Quinctius autant que j’ai à jouer !

Consulat de Quintus Valerius Falto et de Caius Mamilius Turrinus
Mois de mai

Moi, Decius Quinctius Gallicus, fils de Lucius Quinctius Romanus et petit-fils de Flavius Quinctius Dalmacus, vient de conquérir la Gaule. Ma famille n’est partie de rien et, aujourd’hui, me voilà diriger la moitié du monde, de Bordeaux à Byzance. Avant de m’éteindre et de laisser à ma descendance la tâche de poursuivre l’expansion de Rome et la gloire de notre famille, je veux écrire son histoire. Le monde doit savoir ce qui a fait des Quinctii ce qu’ils sont aujourd’hui, pour la gloire de Rome.

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Geekopolis – Résumé du samedi 17 mai

Ce samedi 17 mai, je me suis aventuré dans LE salon sur la culture geek : Geekopolis. Contrairement à beaucoup d’autres salons très thématiques, celui-ci se voulait unificateur de tous les univers « geek », du jeu vidéo en passant par la Fantasy, la SF, le SteamPunk et la culture japonnaise. Autant vous dire qu’il y en avait pour tous les gouts, d’autant que le salon était assez grand (même s’il a vite été trop petit vu le nombre de visiteurs).

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Rochard

J’ajoute ici une nouvelle section au sein des aventures pour présenter un peu le jeu avant de me lancer dans le récit pur et dur. Je me suis aperçu que la seule histoire ne donnait pas un panorama assez précis de ce en quoi consiste le jeu, j’espère que cela aidera à une meilleure immersion dans le récit.

J’ai découvert Rochard à l’occasion des soldes de Steam de cet hiver 2013-2014 et je dois dire que j’ai accroché dès les premières images que j’ai pu voir. On retrouve dans ce jeu le mixe entre un univers 2D pour les mouvements et 3D pour les personnages, objets et décors, façon Trine pour ceux qui connaissent. Les graphismes sont soignés et surtout le gameplay est renforcé par l’utilisation de la gravité. Le héro, John Rochard, mineur sur un astéroïde à des milliers de kilomètre de la Terre, possède un pistolet laser qui fait aussi rayon tracteur, lui permettant de saisir des objets, et surtout un changeur de gravité qui augmente ou réduit celle-ci.  Pour vous faire une idée encore plus précise voici la vidéo de présentation à l’E3 en 2011 :

Place au récit !

Light years away from home
Just my demons and I alone
This hammer my key
This mine my wishing well
I gotta find my way outta hell

Poet and the Fall – Grinder’s Blues

Bientôt 30 ans que je fais ce métier, 30 ans que je me lève tous les matins sur des cailloux dérivant dans le vide spatial. Toujours la même routine, toujours le même uniforme jaune que j’enfile inlassablement par-dessus mes vêtements puis ces couloirs à la lumière indécise qui me guident vers le puits. Là m’attend ce cher Zander, vétéran des mines mais quelque peu rabougri par des années de dur labeur. On a passé une bonne partie de notre vie à creuser ensemble, pilotant les plus grosses foreuses, explorant des centaines d’astéroïdes à la recherche des métaux les plus rares. Le problème ? On en a jamais trouvé et ça commence à bien embêter Skyrig, la boite qui nous emploie. Mais j’ai une bonne impression sur cet astéroïde et Skyler, notre ingénieure, le sent aussi. Il nous faut juste un peu plus de temps.

Rochard

Aujourd’hui la journée a commencé comme toutes les autres, à un détail près ; notre boss, Maximilian, m’a appelé tôt ce matin, trop tôt pour que ce soit un simple appel de routine. Il semblerait qu’on soit considéré comme l’équipe la moins productive et qu’on est sur le point de se faire virer. Après trente ans à creuser des cailloux qu’une bande de blouses blanches nous indiquent, ça fait mal à entendre. Pas notre faute quand même si ces rats de laboratoire sont pas fichus de nous donner de bonnes indications ! Mais bon, c’est toujours les mêmes qui trinquent, non ?

Le seul espoir qu’il a bien daigné nous laisser est qu’on trouve de ce stupide minerai aujourd’hui, comme si on pouvait en inventer ! Quand j’ai dit ça aux deux autres ils ont ris jaune.  Comme tous les jours Zander va faire mumuse avec la grosse machine pendant que moi je vérifie que tout se passe bien et qu’on a pas découvert le précieux graal. Comme tous les jours, je suis prêt à ne rien voir passer de bien intéressant ; et pourtant…

Alors que la machine s’occupait à bien gentillement réduire cet astéroide en poussière, tous les écrans s’activèrent au même moment provoquant une cacophonie d’alarmes et de signaux sonores différents. J’ai d’abord cru à un vilain bug informatique mais l’affiche de « Métal trouvé » et les cris de joie du vieux mineur au fond et de Skyler qui m’avait rejoint m’ont fait prendre conscience de ce miracle. La chance avait tourné. Ni une ni deux je fonce appeler Maximilian pour annoncer la nouvelle et c’est presque avec une mine déçu de ne pouvoir nous licencier qu’il accepta d’envoyer des renforts.

Rochard_Screenshot01

Après ces quelques instants de joie, le travail reprit ; Skyler partit rejoindre Zander et commencer le déblaiement des roches pendant que je lançais les analyses pour vérifier la nature de notre découverte. Après une bonne heure de tests en tout genre, j’eus enfin confirmation que c’était bien ce qu’on cherchait et je me prenais déjà à réver de la prime que j’allais enfin toucher. Le rêve fut de courte durée car une autre alarme s’activa mais pas une bonne alarme, le genre d’alarme qui vous dit que les problèmes ne vont pas tarder à rappliquer.

Cette fois ils étaient armés, les problèmes, et avaient une jolie armure pour se protéger. Heureusement je garde toujours mon arme pas loin, le Gravity Gun comme on l’appelle. Très pratique pour se frayer un chemin dans une mine, avec un inverseur de gravité et un rayon tracteur pour soulever les objets, ou les propulser et faire valdinguer des caisses sur ces stupides pillards de l’espace qui ont essayé de pénétrer dans la salle de contrôle. Une fois les assaillants mis hors état de nuire, je tente de contacter Skyler et Zander. C’est la première qui me répond. Ils ont aussi subit une attaque et Zander a été touché. Ni une ni deux, je pars à leur recherche. On doit survivre en attendant l’arrivée des renforts.

Comme l’astéroide est exploité depuis pas mal d’années déjà, l’intérieur est devenu un vrai labyrinthe semé d’obstacles, de lasers foreurs, de champs de force et autres joyeusetés. Si on y ajoute une bande de pillards de l’espace, la promenade devient loin d’être tranquille. Heureusement, je connais l’endroit mieux qu’eux : les raccourcis, les bonnes planques et les pièges à éviter, ou à leur envoyer dessus. Mais ces petits malins ont prévu le coup à grand renfort de tourelles et de drones.

Après m’être inflitré dans le système de ventilation et avoir parcouru plusieurs centaines de mètres à quatre pattes pour éviter les malfrats, je me retrouve dans une zone dangereuse, là où de puissantes machines réduisent en poussière les blocs d’astéroide. Ca n’a jamais été ma pièce favorite, trop bruyante, trop poussièreuse. Mais aujourd’hui pas le choix, l’ascenseur pour rejoindre le fond de la mine se trouve juste au-dessus. Les blocs de roche arrivent à intervalles réguliers par le haut et tombent successivement dans trois broyeurs de taille décroissante jusqu’à ne plus être que de vulgaires cailloux. Me trouvant tout en bas, il faut me frayer un passage à travers des blocs de plus en plus gros. Le premier palier se passe facilement, je diminue la gravité, saute et la réactive pour retomber plus rapidement et me planquer pendant que le broyeur fait son job. Je m’apprêtais à repartir quand un tir de blaster me frôle la tête. Un drône sorti de nulle part commence à me pilonner. Je réplique mais tous les tirs touchent les roches qui ne cessent de tomber. je pris quelques instants de réflexion et trouva la solution : le timing. Utilisant la courte fenetre entre deux chutes, j’envoyai mon rayon tracteur attraper le drone et le ramener vers moi. Il envoya quelques tirs que j’eus du mal à éviter mais s’arrêta bien vite sous le choc de deux tonnes  de roche stellaire.

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Enfin arrivé tout en haut, j’ai la mauvaise surprise de voir ce fichu ascenseur hors service. Les saligauds ont bloqué l’accès pour éviter d’être dérangés. Mais tout n’est pas perdu, il reste le porte-conteneur. Ils doivent s’en servir pour remonter le minerai à la surface. La descente risque d’être mouvementée mais je n’ai pas le choix. Je me fraye un chemin dans les deux salles qui me séparent de la sortie, éliminant quelques droides et deux-trois gardes au passage, et atteints enfin mon but. Les gardes ont dû prévenir leurs amis car le bouton d’activation ne fonctionne pas. Je dois user de toutes les possibilités offertes par mon arme pour accéder au générateur et relancer la machine. Entre temps d’autres gardes sont arrivés et me revoilà parti pour une fusillade en règle. Enfin tranquille, j’active l’ascenseur et saute sur le premier conteneur à arriver. La descente est longue et, comme je l’imaginais, assez remuée. Des deux côtés, des tourelles et des gardes attendent mon passage pour me canarder, sans compter que je dois en plus ouvrir les barrières de force tous les 100 mètres.

Rochard_Screenshot02

Frôlant la mort une bonne dizaine de fois, dégoulinant de sueur et de poussière, les nerfs à bout, j’arrive pourtant en bas, à des centaines de mètres dans les tréfonds de l’astéroide, pour retrouver mon équipe. Tout est effondré, il y a des rochers partout ; je dois user de toute la force du rayon tracteur pour dégager un passage et, enfin, arriver à retrouver la machine. Skyler est déjà là, tachée de sang et couverte de poussière. J’entends des gémissements derrière elle. Zander est étendu dans le cockpit du tunnelier, la vitre est brisée et des tâches de sang parsèment la cabine. Il est trop tard. Le vieux mineur, le sourire aux lèvres en me voyant arriver, n’a la force que de me faire ses adieux. Cette journée commence mal, très mal. Mais John Rochard n’a pas dit son dernier mot.

http://www.rochardthegame.com

Ace of Spades

If you like to gamble, I tell you I’m your man
You win some, lose some, it’s all the same to me
The pleasure is to play, it makes no difference what you say
I don’t share your greed, the only card I need is
The Ace Of Spades

Ace of spades

La tranquillité fut de courte durée. On nous avait prévenu qu’une attaque allait avoir lieu bientôt. On s’en doutait aussi. Garder un tel truc dans une forteresse est la meilleure façon de faire venir les ennemis. J’avais révisé mon arme dans la soirée, pour être prêt. Mieux vaut ça qu’un magasin qui lâche en plein combat. C’est fâcheux quand ça arrive. Tout le monde est sur les nerfs, personne n’a pu dormir. Alors on a tapé la discute, tout et rien, pour détendre, penser à autre chose. Même à 3h du mat’ on pouvait pas fermer l’œil et on a joué aux cartes. J’ai pas gagné, me manquait un as…

A vrai dire j’aurai bien dormi, j’suis plus précis avec quelques heures de sommeil. J’ai moins la tremblotte et trembler c’est pas bon dans mon métier, ça fait mal viser. Le jour commence à se lever ; je me lève aussi et parcours un petit dédale de couloirs et d’escaliers pour me mettre en position. Je reste à couvert à l’extérieur et déplace quelques pierres pour me faire plusieurs points de visée. Avec ça j’ai une vue imprenable, à plusieurs endroits, sur tout le champ de bataille. Le problème avec les forteresses c’est qu’on peut pas bien bouger et pour un sniper, bouger c’est la vie. Dès que tu tires, faut que tu te dises que t’es repéré et qu’un autre sniper va pas tarder à t’aligner, alors tu bouges, tu te trouves un autre coin et tu tires une fois, juste une fois. Faut pas rater sa cible, c’est le problème. Alors avec la tremblotte… Mais j’ai l’habitude, c’est pas ma première mission, loin de là.

AOS- Cover

Mes petits trous de rats creusés, j’ajuste ma lunette et me mets en place, scrutant l’horizon dans l’attente de voir les premières troupes ennemies. Il fait encore un peu sombre, ou plutôt, la luminosité est imparfaite, entre la nuit et le jour ; rien de plus horrible pour discerner les silhouettes et viser juste. Comme avant une tempête c’est le silence total. Tout le monde dans la base est à son poste, arme au poing et prêt à faire feu. J’ai l’impression que l’atmosphère s’alourdit, s’électrise. On sent que ça approche et l’intuition voit juste.

Brisant le silence et le calme, une roquette sort de nulle part et fait éclater les pierres à quelques mètres de ma position. Le sol tremble mais rien de grave. J’épaule le fusil et m’allonge pour mieux viser. L’homme de la roquette est recroquevillé dans un coin, rechargeant. Dommage pour lui, il aurait dû mieux se cacher. Mon geste est vif et précis, je vise, je tire, je bouge. Avant de quitter la lunette des yeux, j’ai pu apercevoir le soldat tomber. Première victime.

En quelques minutes la bataille fait rage. La forteresse est attaquée de toutes parts et des pans entiers ont été détruits. Un nuage de poussière a envahi tous les couloirs et pièces de l’édifice. Difficile de se déplacer et surtout de respirer mais je ne dois pas m’arrêter, pas maintenant. La fin est proche, il faut qu’on tienne encore un peu avant l’arrivée de la cavalerie. J’ai été touché à la jambe, un sniper ennemi qui m’a eu entre deux points de tir. J’ai fui un coin bombardé et, dans la précipitation, je suis passé par une partie à découvert… Erreur de débutant. J’ai eu de la chance, l’angle de tir n’était pas bon pour lui.  Je ne sais pas comment ça se passe en bas mais de mon côté j’ai aligné pas mal de monde. Pas que j’en sois fier mais quand même, j’ai sauvé plusieurs de mes petits camarades. Y a des snipers pas fute-fute qui restent au même endroit. Ils doivent sortir de l’école. Enfin, faudrait pas que je m’avance trop non plus, la journée est pas encore finie et une balle entre les deux yeux est si vite arrivée.

AOS-sniper

J’entends qu’on court dans les couloirs en dessous. Absorbé par l’élimination des snipers j’ai même pas fait gaffe comment ça se passait sur le champ de bataille. Un rapide balayage m’invite à penser que l’ennemi est proche. Ils ont dû ouvrir une brèche. Ils ont des mineurs capables d’ouvrir un tunnel d’une centaine de mètres en un rien de temps. J’espère qu’on couvre mes arrières mais par précaution, vaudrait mieux que j’aille me planquer ailleurs. On sait jamais.

Je replis le trépied de mon fusil, range sa lunette et l’enfile autour de l’épaule. Mon petit pistolet à la ceinture est prêt, pour éviter les mauvaises surprises. Je cours, me faufile dans les dédales de couloirs, grimpe le plus possible pour arriver sur le toit. Leur but, c’est le coffre, j’ai donc une chance. Mais la chance n’arrive pas toujours au bon moment. Et elle tourne vite. Tourner à droite plutôt qu’à gauche, continuer tout droit ou monter, un choix même aussi simple peut mener à de biens différents résultats. Moi par exemple, j’aurai dû tourner à gauche, pas à droite. Je ne sais pas quels ont été les mécanismes qui m’ont fait prendre cette décision mais en tournant à droite, je suis arrivé sur un couloir un peu plus long que d’habitude, une coursive sans doute. J’aurai encore eu le temps de rebrousser chemin mais non, l’adrénaline du combat qui m’entourait, la précipitation… A mi-parcours je ne peux qu’observer, incrédule et toujours courant, une silhouette entrer dans le corridor, l’arme au poing. Je n’ai même pas le temps de m’arrêter, tout va trop vite. Ma vision se brouille, et un frisson de froid se répand à partir de mon ventre. C’est là qu’il m’a touché. Trois balles qui arrêtent ma course et me font tomber à terre.

C’est la fin, game over.

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