[PayDay] Jour de paie atomique

L’hélico venait de nous déposer. Pas très discrète comme approche mais c’était pas le but de toute façon. On était bien équipés : armures tactiques lourdes, chargeurs pleins et fusils automatiques mais c’était juste suffisant pour faire face à ce qui nous attendait sur place. Arrivés par le toit, on reçut les premiers tirs à peine le pied posé par terre. Deux tyroliennes étaient déjà en place pour faciliter notre descente. Kap est parti devant, comme d’habitude, tirant juste ce qu’il faut pour dégommer quelques soldats. Oui, j’ai bien dit soldats. L’entrepôt en question était gardé par des militaires. Cet enfoiré de Vlad, nous avait refilé un contrat censé être sans problème. Voilà qu’on se met à dos l’armée fédérale ! J’avoue y avoir été avec moins de pincettes que Kap pendant la descente. Mitrailleuse P90 en mode automatique, j’ai tiré un peu au hasard. Moins de victimes mais plus de gars qui se planquent. Ça nous a laissé quelques secondes de répit en touchant le sol.

Une fois éliminé quelques soldats de plus et dégommé deux snipers qui voulaient nous neutraliser, la première étape était de trouver le container qu’on cherchait. Celui avec un gros coffre bien solide dedans. Vu le nombre de containers que l’entrepôt abritait ça n’allait pas être une partie de plaisir, surtout avec les autochtones qui arrivaient de plus en plus nombreux. Notre petit balai a duré un moment. Zigzaguant entre les boites métalliques, descendant deux-trois types, on gardait un rythme soutenu pour fouiller tous ces foutus containers, sans bien sûr trouver le bon. On pouvait déjà compter une bonne douzaine de soldats au sol quand Kap ouvrit enfin les bonnes portes. La marche à suivre était plutôt simple, on devait arrêter les trois gros ventilateurs pour faire surchauffer le bazar et faire ouvrir les portes. Trois petits pieds de biche et le tour était joué. Ne restait plus qu’à tenir la position jusqu’à l’ouverture du sésame… Bien plus facile à dire qu’à faire. Deux sacs de munitions par terre, les armes à l’épaule, on était parti pour 5 minutes de fusillade intensive. J’ai vite arrêté de compter le nombre de mes victimes, tout comme des impacts de balles dans mon armure. On y voyait plus grand chose, ça tirait de partout, des bombes fumigènes dans tous les coins, et là PAF ! la porte pète et ça s’ouvre. On a canardé encore un peu histoire d’être plus tranquille pour fouiller le coffre et là, hallucination.

Vlad nous avait envoyé chercher des têtes nucléaires… Des putains de têtes nucléaires ! Ce type était barge ! En tout cas on comprenait mieux pourquoi on avait affaire à autant de résistance et la présence des militaires sur le terrain. Kap a vite fait appelé Vlad au téléphone pendant que je tenais en respect les quelques courageux qui tentaient une approche. Le plan était confirmé, on devait apporter six têtes jusque dans un wagon sécurisé à presque un kilomètre de là. Mais bien sûr notre bon ruskov avait tout prévu. Une magnifique bagnole des années 60 nous attendait au bout de l’entrepôt. Suffisait d’aller placer les bombes dans le coffre et de rouler calmement jusqu’à la gare. Comme si avoir le potentiel de destruction d’un millier de bombes H dans le coffre d’une voiture de collection avait quelque chose de normal ! Évidemment ça n’allait pas être aussi simple que Vlad le laissait entendre. D’abord parce que la garde nationale n’allait pas tarder à rappliquer et ensuite parce que ces têtes nucléaires pesaient une tonne. Pas question de se les porter comme ça. Kap nous a alors encore eu une de ses idées de génie : prendre un chariot élévateur ! Fallait pas sortir d’Harvard pour l’avoir celle-là mais quand même. Tout le truc était d’en trouver un et de l’amener jusqu’au coffre sans se faire dézinguer par un tireur. Hiérarchie oblige, j’ai dû me coller à la recherche de l’engin pendant que Kap faisait joujou avec sa lunette à visée laser. J’ai bien failli en prendre une ou deux en pleine tête mais mission réussie après un démarrage de la bête un peu plus complexe que prévu. Ni une, ni deux, on charge les six têtes et je me lance vers la bagnole. Je sens des balles qui me frôlent de toute part, certaines atterrissant dans la carrosserie. Les couillons étaient bien capables de faire péter la moitié de la ville !

Après quelques salves bien senties et de jolis tirs du chef pour calmer les ardeurs des snipers, on était à la voiture et sans trop de dégâts. Pas vraiment le temps de souffler, Kap tout comme moi ne voulions qu’une chose, se débarrasser de ces trucs et surtout ne pas penser à qui va les avoir entre les mains. Par contre faudra que je m’achète un bunker avec l’argent… Les bombes dans le coffre, je pris le volant et c’était parti. Dernière ligne droite de la mission, ne restait plus qu’à prier pour que les forces de l’ordre évitent de tirer sur notre cargaison. La route n’était pas aussi directe qu’espérée, nous faisant traverser les docks en long, en large et en travers, et passer dans des hangars. Le pire restait les forces présentes sur le chemin. Les renforts semblaient être arrivés et on a eu le droit à la totale : snipers, barrages et même fourgons avec tourelle automatique ! Le train était bientôt en vue mais il fallait d’abord semer nos poursuivants. Après quelques passages risqués entre deux hangars et quelques zigzag entre les trains de marchandises, j’arrivais à arrêter le véhicule à côté de notre objectif. Il fallait faire vite. Les sbires de Vlad nous y attendaient tout sourire. Les bâtards ! Kap me retint de les descendre sur place. On empochait quand même un beau million et sûrement de nouvelles missions bientôt. Ne restait plus qu’à sortir de ce beau merdier…

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